La plupart des projets de site Web sont pris par le mauvais bout. Un designer présente trois propositions de page d’accueil, le propriétaire choisit sa préférée, et les textes sont casés tant bien que mal à la fin. Le résultat est souvent très joli, mais il ne dit pas grand-chose.
Les sites qui vendent se construisent dans l’ordre inverse. Le design sert le message, et le message vient des clients. Voici la démarche que nous suivons, et la raison d’être de chacune de ses étapes.
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Partir des clients, pas des couleurs
Avant que quiconque n’ouvre un logiciel de design, nous recueillons ce que disent réellement les clients. De courtes entrevues avec le propriétaire et la personne qui répond au téléphone. Un échantillon d’appels de vente enregistrés. Les avis laissés sur votre entreprise et sur vos concurrents, véritable mine d’or pour savoir ce qui compte aux yeux des gens et ce qui les déçoit.
Vient ensuite le volet moteurs de recherche : quelles requêtes vous amènent déjà des visiteurs, ce que recherchent les gens de votre région et ce que font bien les sites qui vous devancent dans les résultats. Au terme de cette étape, nous savons à quelles questions un client doit trouver réponse avant de se décider à décrocher le téléphone.
Planifier les pages et les parcours
La recherche débouche alors sur une arborescence : une page pour chaque service principal et chaque secteur desservi, des pages qui font la preuve de votre savoir-faire, des parcours vers la prise de contact. Pour chaque page, nous notons à qui elle s’adresse, l’unique question à laquelle elle répond et l’action qu’elle attend du visiteur. Nous expliquons cette logique plus en détail dans notre article sur l’influence de la structure d’un site sur les ventes.
Rédiger avant le design
Vient ensuite un document rédactionnel qui réunit les vrais textes de chaque page clé : titres, promesse, preuves, réponses aux objections, appels à l’action. Travailler le design à partir de textes réels fait ressortir les problèmes dès le départ : un titre qui s’étire sur trois lignes, un service dont on n’a rien de précis à dire, une fourchette de prix qui manque à l’appel.
Le lorem ipsum masque tous les problèmes d’un site Web.
C’est souvent l’étape que les chefs d’entreprise jugent la plus utile, car elle les oblige à prendre, au sujet de leur offre, des décisions qui n’avaient jamais été mises par écrit.
Un design qui rend le message facile à saisir
Ce n’est qu’à ce stade que débute le design visuel, et c’est sur un écran de cellulaire qu’il prend forme. D’abord la hiérarchie : que doit voir l’œil en premier, en deuxième et en troisième sur chaque page? Suivent la marque, la typographie et de vraies photos. Les composants sont conçus une seule fois, puis réutilisés, afin que le site reste cohérent à mesure qu’il prend de l’ampleur.
L’accessibilité fait partie du cahier des charges du design dès le premier jour : contraste, indicateurs de focus, tailles de caractères lisibles. C’est bien moins coûteux que de corriger le tir plus tard et, en Ontario, c’est une obligation légale pour les entreprises et organismes qui comptent 50 employés ou plus.
Développer, tester, puis mettre en ligne
- Les pages se chargent vite sur réseau cellulaire, grâce à des images compressées.
- Chaque formulaire et chaque lien d’appel est testé et aboutit bien dans une vraie boîte de réception ou dans un CRM.
- Les balises de suivi des conversions et des appels se déclenchent correctement.
- Les anciennes URL redirigent vers les pages correspondantes du nouveau site, pour conserver le classement acquis.
- Le plan du site est soumis dans Google Search Console, et la fiche Google Business Profile renvoie vers les bonnes pages.
- La politique de confidentialité, le consentement aux témoins (cookies) et les cases de consentement aux courriels sont en place.
Les redirections méritent une mention particulière : les négliger est la cause la plus fréquente d’une perte de trafic durant le premier mois d’un nouveau site.
Les 90 premiers jours après la mise en ligne
Le lancement ne marque pas la fin du projet : c’est là que commencent à arriver les données utiles. Pendant les trois premiers mois, nous observons par où les visiteurs arrivent, où ils hésitent et quelles pages génèrent des demandes, puis nous ajustons les textes, la mise en page et les appels à l’action.
C’est aussi la période où le site commence à s’enrichir : nouvelles pages de services, réalisations ajoutées dès qu’elles sont terminées, réponses aux questions que l’équipe de vente entend sans cesse. C’est grâce à ce rythme que nos projets de sites Web deviennent des outils de vente durables, et non des lancements sans lendemain.


